Vous l’avez peut-être entendu, le 5 décembre dernier, Gabriel Attal, Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse prenait la parole pour annoncer un certain nombre de mesures visant à transformer l’école telle que nous la connaissons. Dans les différentes annonces du Ministre, l’une d’entre elles a retenu notre attention : le lancement de MIA Seconde, avec pour objectif d’accompagner dès la rentrée 2024 les élèves de Seconde en français et en mathématiques.

MIA : de l’éducation pour tous à l’éducation pour chacun 

MIA, une intelligence artificielle oui, mais pour faire quoi ? 

Mais au fait c’est quoi ? MIA Seconde un outil d’apprentissage numérique basé sur l’intelligence artificielle (IA) qui vise à aider les élèves de seconde en français et en mathématiques. Il a été développé par la société EvidenceB et sera mis à la disposition de 200 000 élèves dès février 2024.

MIA Seconde est une application mobile et web qui propose plus de 20 000 exercices interactifs, chacun adapté au niveau et aux besoins de l’élève. L’IA est utilisée pour suivre la progression de l’élève et lui proposer des exercices de difficulté croissante.

La division de l’application en 24 modules correspond à chaque notion du programme de Seconde. Ces modules suivent une organisation progressive, permettant aux élèves d’acquérir les bases avant d’aborder des notions plus complexes.

Chaque exercice propose un feedback personnalisé, qui permet à l’élève de comprendre ses erreurs et d’améliorer ses performances. L’application propose également des explications et des ressources supplémentaires, pour aider les élèves à assimiler les notions.

Jeune fille faisant ses devoirs sur MIA

Jeune fille faisant ses devoirs

Comment fonctionne MIA ? 

Lors de l’ouverture de MIA Seconde, les enseignants administreront un test de positionnement aux étudiants, comprenant diverses questions en français et en mathématiques. Ils auront également la possibilité d’enregistrer les résultats du test de positionnement réalisé en classe, une étape obligatoire pour tous les lycéens dès leur entrée en seconde.

Par la suite, l’application proposera des exercices dans les deux matières adaptés à chaque élève. L’intelligence artificielle interviendra dans la progression grâce à un « algorithme de renforcement ». Thierry de Vulpillières, cofondateur d’EvidenceB, expliquait le 12 décembre dernier sur BFM Tech&Co : « Une fois qu’un élève a terminé un exercice, l’algorithme lui présentera ensuite l’exercice qu’il estime le plus approprié pour sa progression, sans suivre nécessairement une séquence linéaire. Ainsi, chaque élève aura une séquence d’exercices unique. »

L’IA, en plus de l’évaluation des élèves, sera elle-même évaluée à travers un processus d’apprentissage automatique. L’objectif est de déterminer si les exercices proposés ont effectivement accéléré la progression des élèves. Il est à noter que les données de tous les élèves seront utilisées pour affiner automatiquement les recommandations de l’algorithme.

En plus du mode basé sur l’intelligence artificielle, appelé Solo IA, MIA Seconde offre également des outils traditionnels tels que des tutoriels vidéo, un mode duo pour le travail en binôme, ainsi qu’un mode atelier que le professeur peut mettre en place en classe. Les enseignants auront également accès à un tableau de bord pour suivre la progression individuelle de leurs élèves. 

Dès février 2024, plus de 200.000 élèves vont pouvoir tester MIA. Et à la rentrée, en septembre 2024, ce seront 800.000 lycéens, soit tous les élèves de seconde, qui pourront l’utiliser, et ce toujours de manière gratuite

Élève qui suit son cours à distance avec MIA

Élève qui suit son cours à distance

Reboot 1881 invite Thierry de Vulpillières, développeur de MIA

Pour nos plus grands lecteurs (et maintenant auditeurs !), vous l’avez peut-être vu passer. Nous avons très récemment lancé un podcast dédié au numérique dans le milieu de l’éducation : Reboot 1881. Nous intervenons très régulièrement dans des ensembles scolaires. De ce fait, nous nous confrontons aux difficultés rencontrées par ces derniers dans leur transformation numérique. En aidant ces établissements à se transformer, des difficultés peuvent apparaître. Du coup, quoi de mieux que de présenter des expériences réussies ?

Nous avons eu la chance de recevoir le co-fondateur d’Evidence B, Thierry de Vulpillières qui a pu nous présenter Evidence B. Découvrez sans attendre ces échanges passionnants !