Une transition écologique sur-mesure : rencontre avec Clothilde Perez, fondatrice de Koya


Avis à tous ceux qui souhaitent diminuer leur empreinte écologique sans réellement savoir comment s’y prendre ! Clothilde Perez, qui ne trouvait pas non plus quelle solution adopter, a créé la sienne. C’est dans un espace de co-working Parisien que Koya, un programme de développement durable, voit peu à peu le jour. Rencontre avec sa fondatrice, une jeune étudiante-entrepreneur de Chimie ParisTech.

 

Une transition écologique sur-mesure : rencontre avec Clothilde Perez, fondatrice de Koya

Quel est le problème à résoudre qui a lancé Koya ?

En décembre 2018, j’ai eu un déclic concernant mon mode de vie : j’ai décidé que 2019 serait mon année de transition écologique. Dès le lendemain, j’ai voulu tout mettre en oeuvre pour y arriver mais je me suis vite rendu compte que tout était fait pour me compliquer la tâche. J’avais besoin d’aide, et j’ai cherché des solutions sur le marché mais je n’ai rien trouvé. J’ai alors décidé de le faire moi-même et de créer ma propre solution.

Le problème, c’est donc qu’il y a une réelle difficulté lors du passage à l’action pour un mode de vie plus écolo. Le but du projet, c’est d’aider toutes les personnes qui souhaitent elles-aussi se lancer à concrétiser leur passage à l’acte, de manière cohérente et surtout sans retour en arrière. Par exemple, il ne s’agit pas juste d’acheter une brosse à dent écologique une fois pour revenir à une marque industrielle en plastique ensuite. Il y a un réel enjeu à changer son mode de vie de manière durable. Koya veut permettre au plus grand nombre, via les nouvelles technologies, de trouver une aide pour le faire. Et surtout, que cela devienne une habitude ! Malheureusement, seul, on n’y arrive pas, c’est une démarche compliquée qui n’est pas facilitée comme on pourrait le penser : il y a beaucoup d’habitudes à changer !

Comment as-tu lancé le projet ?

J’ai passé deux semaines à cogiter sur le sujet, sans réellement me dire que j’allais lancer une entreprise à proprement parler. 

J’en ai parlé autour de moi, notamment à quelqu’un qui travaillait dans une start-up. Cette personne m’a dit qu’un tel projet serait compliqué sans modèle économique, et c’est ce qui a enclenché la réflexion de monter une entreprise.

Encore étudiante en Master, j’en ai parlé à mon école qui gère un cursus entrepreneuriat. N’ayant pas du tout de formation commerciale mise à part quelques cours de management, on m’a conseillé de me faire accompagner par une association. J’ai donc été orientée dans ma démarche par Enactus France, entreprise sociale et solidaire. Ils m’ont aidé à monter le projet et à réaliser les démarches : créer mon Business Model, développer mon pitch etc. J’ai beaucoup travaillé toute seule en m’aidant de différentes plateformes. Il m’a fallut 3 mois pour développer l’intégralité du business model et de la charte graphique, et pour mener une étude de marché autre que celle que j’avais juste en tête. 

Fin mai 2019 avait lieu la compétition nationale Enactus des projets entrepreneuriaux, et c’est là que ça s’est concrétisé : j’ai commencé à me sentir entrepreneuse ! J’ai enfin pu dévoiler mon projet et pitcher devant un jury. Tout est allé très vite, combiné à la fin de mon année d’alternance, à mes activités personnelles et à la vie étudiante.

En septembre dernier, j’ai entamé ma dernière année d’école et ai suivi un cursus spécialisé dans l’entrepreneuriat, avec des cours d’innovation, de marketing et de finance.

Koya aujourd’hui ?

Aujourd’hui, nous sommes deux à travailler à temps plein sur le projet, considéré comme notre stage de fin d’étude avec le statut étudiant-entrepreneur. Koya sortira officiellement en septembre 2020 !

Nous venons de terminer notre levée de fond et avons récolté 15 000 euros pour développer le projet. Nous avons élaboré un premier programme sur l’alimentation qui va être testé. Deux développeurs ont rejoint l’équipe et lancé la première landing page du site. Nous travaillons actuellement sur l’expérience utilisateur, que l’on teste avec entreprises et particuliers.

Les suites du développement ?

Le programme digital sur l’alimentation sera lancé en septembre, on reçoit tous les outils petit à petit. 

D’autres programmes sont à venir : eau, énergie, transports, consommation zéro déchets… à suivre !

Quels enseignements ?

C’est dur ! Mais c’est une expérience très enrichissante. Il faut donner beaucoup de sa personne, on ne s’en rend pas toujours compte. On apprend à discerner ce qui est vraiment important et ce qui l’est moins.

J’ai également développé beaucoup de compétences “hard skills” car je ne connaissais pas le domaine de l’entrepreneuriat et j’ai dû tout apprendre.

Ce qui est génial c’est que c’est un domaine diversifié, multi tâches : on peut utiliser des compétences d’ingénieur ou de chimiste tout en faisant du marketing à côté ! Il y a cette possibilité de changer de casquette.

J’ai le sentiment d’avoir trouvé ma voie : l’entrepreneuriat qui me correspond et l’écologie qui me passionne.

Je ne me vois pas revenir en arrière, et il y a quelque chose de très rassurant là-dedans car c’est un contexte d’épanouissement parfait.

Quelques conseils pour ceux qui voudraient se lancer ?

  • Ne pas attendre d’avoir réellement besoin d’un associé pour commencer à en chercher un. Il ne faut pas toujours vouloir tout porter soi-même, c’est important de bien s’entourer.
  • S’assurer d’être dans une situation économique qui permette de prendre des risques, car c’en est un. Il faut réfléchir à son back-up financier sur le long terme (surtout lorsque l’on est étudiant !)
  • Ne pas hésiter à se mettre des deadlines, même lointaines car ça aide à articuler le sujet
  • Ne pas travailler seul ! Privilégier les espaces de co-working
  • Se mettre dans une dynamique entrepreneur, s’entourer d’entrepreneurs pour faire fructifier son réseau : on peut se retrouver à tout moment face à LA bonne personne !

Merci à Clothilde pour cette interview, nous espérons beaucoup de succès pour Koya !

Plus d’information sur le projet ici.

Allyriane Mazars

Allyriane est diplômée d’un Master 2 International Business de SKEMA Business School. Elle a enrichi sa formation à l’international au sein de plusieurs types de structures. De l’Europe à l’Amérique du Sud, en allant des PME aux Multinationales, elle a notamment travaillé sur des missions de Gestion de Projet Marketing et Commercial. Aujourd’hui, elle rejoint ISlean Consulting afin d’étendre ses compétences transverses dans le domaine du conseil.

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Allyriane est diplômée d’un Master 2 International Business de SKEMA Business School. Elle a enrichi sa formation à l’international au sein de plusieurs types de structures. De l’Europe à l’Amérique du Sud, en allant des PME aux Multinationales, elle a notamment travaillé sur des missions de Gestion de Projet Marketing et Commercial. Aujourd’hui, elle rejoint ISlean Consulting afin d’étendre ses compétences transverses dans le domaine du conseil.

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