Dans un précédent article, nous avions commencé à fouiller dans nos archives pour déterrer les modèles gammes, ces fiches de synthèses sur les bonnes pratiques managériales, que nous revisitons avec l’œil des années 20’s. Nous poursuivons ici ce voyage, en restant toujours dans la thématique du rôle du manager.

Le rôle du manager

Le manager a-t-il une aura ou un ORA ?

Une manière de résumer le rôle d’un manager est l’acronyme ORA (atteindre des Objectifs pertinents, par et à travers les Autres, avec une bonne économie de Ressources).

Le premier rôle du manager est en effet de fixer ou de décliner les objectifs généraux de son unité. Ceux-ci peuvent en partie lui être imposés par sa propre Direction, ou par les actionnaires, ou par les clients. Il n’empêche qu’il lui revient de les préciser, de les négocier, de les prioriser. Et d’organiser les conditions de leur atteinte.

Pour cela, il doit faire levier sur les autres. Aujourd’hui moins encore qu’il y a vingt ans, on ne peut exiger l’avènement d’un surhomme qui porterait tout sur ses épaules. Le premier talent du manager est de faire fleurir celui des autres. Plus facile à dire qu’à faire.

L’économie de ressources est aussi un aspect clé de ce rôle. De quels moyens dispose mon équipe ? Puis-je négocier des moyens supplémentaires ? Puis-je faire mieux avec moins ? Dans notre monde digital et agile, on formulerait ainsi : comment maximiser la valeur produite au regard de mes moyens ?

La métaphore du chef d’orchestre

Notes musique

Une autre façon de raconter le rôle du dirigeant ou du manager est de le comparer à un chef d’orchestre. Il a un rôle actif à jouer dans la préparation et l’anticipation de l’action. Mais dans l’exécution, il doit :

– avoir une vision globale du travail à exécuter

– donner le rythme de travail à son entreprise

– inciter chacun des exécutants à donner le meilleur de lui-même.

Où l’on retrouve Dan Pink

Nous avions publié un article en 2021 intitulé « pourquoi aurait-on envie de se lever pour aller au travail ? » et qui résumait brièvement la thèse de Dan Pink sur ce qui nous motive à travailler. Je vous révèle ici les 3 mots-clés : autonomie, maîtrise, et finalité. Et je vous laisse aller lire l’article en question si vous voulez en savoir plus.

On retrouve les idées sous-jacentes de nos modèles gammes. Si on veut faire levier sur les autres, les inciter à donner le meilleur d’eux-mêmes, il faut les motiver. Et donc définir leurs objectifs, leur donner un challenge maîtrisé au regard de leurs capacités, et leur laisser une grande autonomie.

Tout un programme.