Qu’est-ce qu’une informatique performante ?


A l’ère du numérique, on peut facilement se convaincre qu’une entreprise performante se doit d’avoir une informatique performante. Mais qu’est-ce qu’un Système d’Information performant ?

Basiquement, il faut déjà que ça marche !

Comme aujourd’hui tout passe par les réseaux, il faut que ceux-ci soient performants. Donc il ne faut pas hésiter à investir dans du très haut débit, avec deux pièges à éviter : les surcoûts des “offres spéciales entreprises” des opérateurs liés à des services dont on n’a pas vraiment besoin et des protocoles de sécurité trop complexes dans l’entreprise qui ralentissent les performances pourtant bonnes à l’entrée (dans une informatique moderne, la sécurité ne devrait pas être portée par le réseau et les matériels, mais par la sécurisation des applications).

Ensuite les temps de réponse des applications doivent être de moins de 500 ms pour la plupart des transactions (afin que l’oeil humain ne perçoive aucun accroc à la fluidité de sa navigation).

L’indisponibilité doit être réduite au minimum : les grands fournisseurs d’Infrastructures cloud s’engagent sur des taux de disponibilité largement supérieurs à 99%, 24h/24, 7j/7 pour des coûts dérisoires. On peut déjà s’appuyer sur leurs offres pour sécuriser une partie du système.

Les anomalies doivent être peu nombreuses, et, s’il y en a, résolues très rapidement.

Lorsqu’un utilisateur a un problème ou une question, le support doit répondre rapidement et avec efficacité.

Le système d’information doit être sécurisé

Tout accès au système d’information doit passer par une authentification (si possible unique) via un protocole sécurisé. On ne doit pouvoir accéder qu’aux fonctions autorisées. La confidentialité des données doit être assurée. Toute action sur le système doit être tracée. L’intégrité des données doit être assurée.

Les données doivent être sauvegardées à distance du datacenter opérationnel pour minimiser le risque de pertes. En cas de crise, un plan de continuité d’activité doit être prévu, de même qu’un dispositif de rétablissement des systèmes.

Il doit apporter une vraie plus-value aux différents métiers de l’entreprise

Un système moderne renforce les capacités de collaboration et de partage d’information entre les équipes. Il automatise au maximum les tâches et limite les actions humaines sans valeur ajoutée. Il permet d’exploiter au mieux une profusion de données toujours plus grande. Toutes les informations sont consolidées, indexées, et peuvent être rapidement accessibles par des moteurs de recherche, ce qui limite les arborescences complexes.

Il répond à l’exigence toujours plus grande de temps réel (parce que les processus métiers l’exigent de plus en plus, et parce qu’il est complexe et coûteux d’entretenir des batchs de nuit pour synchroniser les systèmes).

Il répond aussi aux exigence de mobilité, de télétravail, d’interconnexion avec l’écosystème, et est donc accessible n’importe où, n’importe quand, depuis n’importe quel terminal, et cela en toute sécurité.

L’informatique performante est également évolutive

Le système est suffisamment modulaire et le dispositif organisationnel suffisamment agile pour que l’on puisse délivrer souvent des fonctionnalités nouvelles et à valeur ajoutée, sans besoin excessif de synchronisation à grande échelle. Il permet d’expérimenter régulièrement en production des améliorations du système productif de l’entreprise, et de tirer les enseignements de ces évolutions pour infléchir la roadmap de construction des logiciels.

Et tout cela pour pas cher !

L’informatique performante doit s’appuyer sur les possibilités offertes par les architectures nouvelles : simple à utiliser et à administrer (tous les systèmes sont configurés et mis à jour automatiquement ou par simple connexion), avec peu de développements et beaucoup de réutilisation de composants dans des librairies, et en bénéficiant de la baisse des coûts sur les matériels et infrastructures et sur le cloud.

Les ratios sont très variables d’un secteur et d’un contexte à l’autre, mais le budget informatique ne devrait généralement pas peser plus de 2 à 4% du chiffre d’affaires. Voir l’article sur les budgets IT.

Sur ce même thème les articles : “posez des exigences générales pour vos SI”, “5 principes d’architecture pour un SI moderne”.

Christian Seme

Christian Semé a 20 ans d’expérience dans le conseil. Il a rejoint ISlean consulting en mars 2009 pour bâtir avec Philippe et Eric le modèle d'association, de gouvernance, et de développement désormais en vigueur. Il accompagne des dirigeants pour diagnostiquer et transformer leurs organisations. Pour cela, il les aide à clarifier leur feuille de route stratégique et à mobiliser les énergies collectives. Il les aide ainsi à aborder leur transition numérique et/ou manageriale. Il intervient également pour des DSI pour cadrer leur stratégie et accompagner leurs transformations vers un fonctionnement plus "Lean". Cela l'avait conduit il y a quelques années à donner des cours sur la stratégie informatique à l'IFC. Il développe par ailleurs une activité de Business Angel qui lui a permis de suivre de nombreuses start-ups.

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Christian Seme
Christian Semé a 20 ans d’expérience dans le conseil. Il a rejoint ISlean consulting en mars 2009 pour bâtir avec Philippe et Eric le modèle d'association, de gouvernance, et de développement désormais en vigueur. Il accompagne des dirigeants pour diagnostiquer et transformer leurs organisations. Pour cela, il les aide à clarifier leur feuille de route stratégique et à mobiliser les énergies collectives. Il les aide ainsi à aborder leur transition numérique et/ou manageriale. Il intervient également pour des DSI pour cadrer leur stratégie et accompagner leurs transformations vers un fonctionnement plus "Lean". Cela l'avait conduit il y a quelques années à donner des cours sur la stratégie informatique à l'IFC. Il développe par ailleurs une activité de Business Angel qui lui a permis de suivre de nombreuses start-ups.

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