La voiture autonome arrive… Où est-elle ?


En 2016, plusieurs dirigeants de groupes automobiles pronostiquaient l’accès au grand public des voitures autonomes dès 2020. Nous sommes déjà en 2020 et bien que les voitures autonomes sont toujours loin d’être commercialisées au grand public, des villes entières de tests et des permis de test rendent cet objectif toujours plus d’actualité. Faisons le point sur les principales avancées.

Avant de nous lancer à la découverte des avancées actuelles sur les voitures autonomes, je vous invite à découvrir nos articles sur la voiture autonome, les niveaux d’autonomie et les impacts sociaux afin de pouvoir analyser les évolutions présentées ci-après.

Uber obtient le permis pour tester aux Etats-Unis

En janvier de cette année, Uber a obtenu le feu vert pour tester ses modèles de voitures autonomes à San Francisco et à Washington D.C. Ces permis arrivent en complément de ceux déjà obtenus à Toronto et à Dallas. Il s’agit des flottes de 3 véhicules avec des capteurs et caméras.

Ce qui est remarquable dans cette obtention des permis pour la société américaine est le fait d’avoir réussi à surmonter le scandale du crash dont une de ses voitures a été protagoniste. En mars 2018, une Volvo de test avec un conducteur en back-up en Arizona a percuté une dame qui est décédée. La raison principale de l’accident : le véhicule n’a pas reconnu cette personne et donc aucune action ne fut réalisée pour éviter l’accident.

Transpolis : une fausse ville test près de Lyon

Près de Lyon, une ville de 30 hectares nommée « Transpolis » a été créée dans le but unique d’être un laboratoire de mobilité urbaine, notamment pour tester la circulation des voitures autonomes et les cités intelligentes dans des conditions très proches de la réalité. Unique en Europe, cette ville fictive est le résultat de l’action conjointe de plusieurs acteurs dont Renault Trucks et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La ville a été inaugurée en juillet 2018 et elle accueille divers projets comme ceux de PSA et Faurecia. Rien n’a été laissé au hasard : feux tricolores, passages piétons et même 1 km d’autoroute ont été mis à disposition des testeurs.

La navette autonome

Le 27 janvier 2020 à Rueil-Malmaison (Île-de-France), une navette autonome a été présentée pour réaliser des tests dans la ville à partir de mars 2020. La navette parcourra un trajet de 890 mètres entre la gare de Rueil et la place Robert-Schuman tous les jours aux heures de pointe à une vitesse maximale de 25 km/h. Avec une capacité de 15 personnes, les tests se dérouleront pendant une année, dans un premier temps pour les salariés d’Arval, l’entreprise qui a conçu le véhicule. Toutefois, bien que la navette soit complètement autonome, un conducteur sera à bord par mesure de sécurité.

Le passager ou le piéton : Mercedes a fait son choix

Christoph von Hugo, responsable de la sécurité des voitures autonomes du constructeur allemand a annoncé en 2019 la décision prise par Mercedes : les véhicules seront programmés pour que, en cas d’un accident imminent, ils fassent tout leur possible pour sauver les passagers au détriment des piétons dans toutes les situations possibles.

Néanmoins, d’après von Hugo, ces questions éthiques ne trouveront plus leur place lorsque le public réalisera que ces véhicules sont plus capables de conduire qu’un être humain.

Beaucoup d’autres projets sont menés actuellement avec comme objectif la commercialisation au grand public des voitures autonomes. Toutefois, divers éléments éthiques et technologiques ralentissement son arrivée. Dans un futur article, nous vous présenterons les principaux freins à l’accès généralisé des voitures autonomes.

Andres Villarreal

Andres est Consultant Junior au sein d'ISlean consulting. Il est économiste et titulaire d'un Master en Economie des Marchés et des Organisations de l'Ecole d'Economie de Toulouse. Il s'intéresse à la transformation digitale notamment dans l'énergie, les transports et l'éducation.

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Andres Villarreal
Andres est Consultant Junior au sein d'ISlean consulting. Il est économiste et titulaire d'un Master en Economie des Marchés et des Organisations de l'Ecole d'Economie de Toulouse. Il s'intéresse à la transformation digitale notamment dans l'énergie, les transports et l'éducation.

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