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La transformation numérique des entreprises est devenue un pilier fondamental pour la compétitivité de l’économie française. Face à cette nécessité, le gouvernement français a déployé plusieurs instruments et mesures pour encourager et accompagner les entreprises dans cette transition. Vous pouvez les retrouvez dans la feuille de route « La décennie numérique 2024-2030 » publiée en mars 2024 (celle-ci découlant d’un projet de l’UE). Explorons ensemble les 3 principaux axes de cette transformation.

Transformation numérique des entreprises en France : un enjeu de compétitivité

Accélération de la numérisation des TPE/PME

L’objectif fixé par l’UE sur le sujet est le suivant : «Plus de 90% des petites et moyennes entreprises(PME) de l’Union atteignent au moins un niveau élémentaire d’intensité numérique»

Lancé en 2018, le dispositif « France Num », accompagne les entreprises de 0 à 249 salariés dans leur transformation numérique. Le dispositif a apporté plus de 200 000 aides ou actions de soutien depuis novembre 2020. Cela inclut 30 000 diagnostics réalisés, 50 000 actions d’accompagnement/formation, et 112 000 chèques de 500 € alloués.

Cependant, la France est en retard sur plusieurs indicateurs clés tels que l’utilisation de l’internet des objets, le cloud computing ou même les logiciels de gestion de relation client. Le gouvernement présente une forte volonté de réduire ce retard numérique. En effet, seulement 64 % des PME françaises présentent un niveau élémentaire d’intensité numérique, contre 69 % au sein de l’Union Européenne.

Le gouvernement a déjà mis en place des initiatives. Par exemple, le programme :

  • « IA Booster » vise à sensibiliser, acculturer et accompagner 500 PME-ETI dans l’adoption des technologies d’IA ;
  • « Cyber PME » a été conçu pour accompagner les PME et ETI dans la protection contre les risques cyber. Ceux-ci allant du diagnostic à la mise en œuvre de plans d’action et l’achat de solutions, à l’instar des parcours cyber de l’ANSSI.

Adoption de l’Intelligence Artificielle Générative

L’objectif fixé par l’UE sur le sujet est le suivant : «Au moins 75% des entreprises de l’Union de plus de 10 salariés ont adopté l’une des technologies de services d’informatique en nuage, analyse de données massives et d’IA»

En 2023, la France a lancé l’appel à projet « Communs numériques de l’intelligence artificielle générative » dans le cadre du plan France 2030. Ce projet vise à développer les briques technologiques fondamentales de l’IA générative. Cela inclut notamment les bases de données massives, les modèles de fondation ou encore les plateformes d’évaluation et d’hébergement. Doté de 80 millions d’euros, ce dispositif met l’accent sur une approche open-source pour garantir l’interopérabilité et la performance des produits technologiques. L’objectif est de créer une offre d’outils d’IA générative adaptée à tous les secteurs économiques. Un nouvel appel à projets sera effectué en 2024 pour renforcer cette dynamique en Europe.

L’accès à des bases de données massives en langues européennes est crucial pour la performance et la souveraineté des technologies d’IA générative développées en Europe. La France, en collaboration avec 17 autres États européens, a formé l’Alliance pour les technologies de la langue. Son but est d’établir une infrastructure commune d’hébergement et d’accès aux données d’entraînement. Cette initiative vise à construire une infrastructure de données et de services avancée, profitant à la communauté européenne de l’IA dès 2024.

Cela se traduit par l’objectif suivant :

Soutien aux start-ups et à l’innovation

L’objectif fixé par l’UE sur le sujet est le suivant : «l’Union développe sa réserve d’entreprises innovantes en expansion et améliore leur accès au financement, ce qui permet au minimum de doubler le nombre de licornes et d’atteindre les 500 licornes en Europe d’ici à 2030»

Au cours des dernières années, la France a entrepris de simplifier le cadre législatif et réglementaire. Cela sert à favoriser l’innovation et le développement des start-ups. Le « Tour des Start-ups » en 2017 a identifié près de 100 mesures de simplification. Depuis 2022, la Mission French Tech accompagne juridiquement les entreprises du Next 40. Le Next40 est un label instauré en 2019 par le gouvernement français. Il soutient et met en avant 40 jeunes entreprises françaises jugées prometteuses et susceptibles de devenir des leaders dans le domaine technologique. Cette mission facilite les relations avec les administrations publiques. Elle examine également les propositions ayant des impacts positifs pour l’écosystème, en consultant les start-ups lors de l’élaboration des lois.

Le projet de loi de finances pour 2024 vise à améliorer les dispositifs d’émission de BSPCE. Cela a pour vocation d’attirer et retenir des talents de haut niveau dans les start-ups françaises. En parallèle, le soutien aux start-ups industrielles et deep tech a été renforcé avec 3,25 milliards d’euros mobilisés entre 2021 et 2025, et 2,3 milliards supplémentaires dans le cadre de France 2030. Le programme « French Tech 2030 » accompagnera 125 start-ups innovantes. Il facilitera leur développement administratif, réglementaire et commercial pour faire émerger de nouveaux leaders dans l’innovation française.

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à lire celui écrit par Madeleine. Il explique les objectifs de la décennie numérique concernant les compétences numériques.

NB : J’ai utilisé l’IA générative ChatGPT 4o à des fins de recherche pour l’écriture de cet article.